>> Votre position : Présentation du réseau / La Région

Accueil

 

 



L'Alsace en Europe

UNE PETITE REGION HISTORIQUEMENT PROSPERE…

La plus petite des 26 régions administratives françaises par la taille (1.5% du territoire national), l’Alsace est la troisième plus peuplée, avec 1.734.000 habitants et une densité de 217 habitants au kilomètre carré (3% de la population nationale). Elle est composée de deux départements, le Bas-Rhin au nord, et le Haut-Rhin au sud. La capitale régionale est Strasbourg (264.115 habitants), située dans le département du Bas-Rhin. Mulhouse (110.359 habitants) et Colmar (65.136 habitants), situées dans le département du Haut-Rhin, sont les deux autres villes principales de la région.

Région transfrontalière, l’Alsace se situe au centre de gravité d’un grand marché qui regroupe 18 pays, compte 400 millions d’habitants et est en pleine expansion vers les pays de l’Est. Elle fait partie de l’Eurorégion de « L’espace du Rhin supérieur », entité tri nationale qui regroupe le Palatinat du Sud et le pays de Bade (Land Bade-Wurtemberg) en Allemagne, l’Alsace en France ainsi que la Suisse du Nord-Ouest soit 4.600.000 personnes, 2.200.000 actifs et l’une des plus fortes densités de population d’Europe.

La frontière naturelle du Rhin est une véritable frontière politique entre 1697 et 1870. De 1871 à 1945, l’Alsace subit quatre changements de nationalité : allemande, française puis de nouveau allemande et pour finir française. Aujourd’hui, lorsque l’on parle de région transfrontalière, on pense surtout à la population résidant et travaillant de part et d’autre de la frontière et partageant de facto une communauté d’intérêt, dont la nécessaire gestion transfrontalière pousse les autorités locales à trouver des situations innovantes.

Une ouverture internationale marquée résulte de ce positionnement géographique et historique de l’Alsace. Elle est l’une des régions de France particulièrement attractives pour les investisseurs du monde entier avec plus de 600 entreprises internationales implantées, qui emploient près de 44% des effectifs industriels de la région et génèrent 45% du total des investissements. L’investisseur numéro 1 est l’Allemagne, suivi de la Suisse, des Etats-Unis et du Japon. Les Scandinaves et les Italiens sont de plus en plus présents.
L’Alsace est ainsi :
- la 2ème région de France pour le nombre d’emplois créés par des entreprises étrangères ;
- la 1ère région exportatrice de France par tête d’habitant ;
- la 1ère place bancaire de France après Paris.

Deuxième ville diplomatique de France, avec 32 représentations permanentes et consulats, Strasbourg partage avec New-York et Genève le privilège d’accueillir de nombreuses institutions internationales sans être capitale d’Etat : Siège du Parlement européen, du Conseil de l’Europe, de la Cour européenne des Droits de l’Homme, l’Alsace accueille également la Fondation européenne de la Science, le Quartier général de l’Eurocorps et des centres de recherche et d’éducation tels que l’Organisation Frontières Humaines (HFSPO), l’International Space University (ISU), la chaîne de télévision européenne ARTE.


…FACE AU DEFI DE LA MONDIALISATION.

L’économie alsacienne est particulièrement diversifiée : de tradition manufacturière, l’industrie s’est développée grâce au textile, à la construction mécanique et à la chimie. L’industrie agroalimentaire est une autre spécialité locale forte. Le tissu artisanal, très dense en Alsace, se décline en plus de 50 métiers. Enfin le secteur du tourisme occupe une place importante dans l’économie de la région, réputée pour son accueil, sa spécificité culturelle et architecturale, la beauté de ses paysages et sa qualité de vie.

L’Alsace traverse une profonde mutation industrielle ces dernières années, qui s’est traduite par une dégradation rapide de son marché de l’emploi (2 à 3 fois plus que le rythme national moyen). Les raisons de cette évolution sont autant structurelles que conjoncturelles. Mais l’Alsace bénéficie d’atouts incontestables :
- une vigueur démographique qui se traduit par des classes d’âge jeune encore nombreuses ;
- un potentiel de développement des infrastructures de transport grâce à l’excellente intégration de l’Alsace dans les réseaux routiers, ferroviaires, aériens et fluviaux ;
- d’importantes disponibilités foncières ;
- des coûts très compétitifs pour les entreprises (terrains, coûts salariaux, fiscalité, aides financières) ;
- une main d’œuvre industrielle bien formée ;
- des grandes capacités d’innovation, avec d’excellentes structures de formations universitaires et professionnelles à tous les niveaux de qualification ;
- une recherche publique performante.

Les axes stratégiques de l’Alsace visent à :
- conforter les secteurs économiques traditionnels : l’artisanat et le tourisme, indispensables du point de vue de l’aménagement du territoire, de la cohérence du tissu économique et de la stabilité de l’emploi, doivent avoir accès à des démarches innovantes pour la modernisation et la diversification de leur appareil productif et de leurs équipements. L’agriculture quant à elle, doit évoluer dans le contexte des réformes des politiques agricoles, des problèmes de sécurité alimentaire, de la nécessité d’intégrer toujours davantage les exigences environnementales et de répondre à l’aspiration croissante de la population en termes de qualité et d’authenticité des produits ;
- développer les secteurs d’avenir, sources de forte valeur ajoutée et de nouvelles applications (plasturgie, pharmacie et biotechnologies).
- renforcer l’offre dans les activités tertiaires, en particulier dans les zones frontalières ;
- redéfinir l’action collective en faveur de l’accueil d’entreprises, conforter et amplifier la politique et les aides à la création d’entreprises, soutenir l’innovation et élever les compétences technologiques, adapter la formation professionnelle aux mutations économiques ;
- mettre en place des dispositifs nouveaux en faveur des entreprises et des territoires en difficulté et renforcer l’attractivité et la compétitivité économique des territoires en Alsace ;
- soutenir des stratégies collectives de branches, de réseaux, de filières et de pôles économiques et de compétences régionaux et interrégionaux sur le modèle des démarches réussies de qualité et filières bois et biotechnologies (Alsace Biovalley, Réseau d’excellence en génomique et post-génomique - Génopole, pôle neurosciences, Institut de recherche sur les cancers de l’appareil digestif - IRCAD, Pôle de formation et recherche en neurosciences appliquées à la psychiatrie, Pôle matériaux et du pôle Vignes et Vins de l’Institut national de la recherche agronomique) et des démarches en cours pour les Pôles de compétitivité « Innovations biotechnologiques » et « Véhicules du futur ».